Juillet 2025
Témoignage de Nathalie Faisy
Qui êtes-vous ?
Nathalie Faisy, 47 ans , j’aime rire , la nature ,bien manger et bien sûr ma famille et mes amis.
Comment avez-vous découvert l’association Les Fées Papillons ?
une connaissance m’en a parlé au tout début de ma maladie , j’ai directement pris contact et je suis venue m’informer et m’inscrire (juillet 2024).
Qu’est-ce qui vous fait du bien aujourd’hui ?
Il m’a fallu sept mois (difficiles), après l’annonce de ma maladie, pour accepter et comprendre que le travail n’était pas ma priorité (j’avais des projets professionnels). Quand j’ai compris cela, j’ai commencé à me sentir mieux et à accepter mon arrêt maladie, que je vis pleinement depuis.
Quelle est votre petite bulle de bonheur au quotidien.?
Mon chéri a été et est toujours un énorme soutien pour moi ainsi que quelques amis.
Avez-vous un mot, une couleur, une image qui vous représente en ce moment ?
Le mot serait le Mental, très important de garder le mental, la couleur bleue m’a toujours représentée, couleur du ciel, la douceur, l’apaisement. Je me suis fait tatouer un lotus, une renaissance.
Quel a été le moment le plus difficile dans votre parcours de santé ?
L’annonce a été très douloureuse, devoir l’annoncer à mes proches également surtout à mes enfants, beaucoup de larmes ont coulées mais on a su vite prendre le dessus.
Me raser la tête en famille a été aussi une sacrée étape. Mais le plus douloureux pour moi reste et est encore l’ablation de mon sein, une part de féminité a disparu, ça a été très difficile de s’accepter physiquement mais avec le temps on apprend à vivre comme ça et il y a plus grave dans la vie.
Qu’est-ce qui vous a aidée à tenir pendant les traitements ?
L’activité physique, après chaque chimio j’allais courir même si j’étais fatiguée au pire je marchais mais il fallait évacuer tous ces traitements.
Un an après le début j’agis encore de la même manière, après une chimio je vais me défouler.
Y a-t-il eu une personne qui a compté particulièrement pour vous dans ce parcours ?
Mon conjoint mon pilier et quelques amies.
Y a-t-il une activité proposée par l’association qui vous a particulièrement marquée ?
À ce jour, je n’ai participé qu’une seule fois au groupe de parole, mais j’ai profondément apprécié ce moment de partage — pouvoir pleurer librement, sans retenue ni jugement, et échanger en toute liberté.
Qu’est-ce que vous aimeriez dire à une personne qui commence ce chemin aujourd’hui ?
D’accepter la maladie, qu’elle n’y est pour rien, de bien s’entourer, et de faire des activités.